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Mercredi 23 décembre 2009 3 23 /12 /2009 09:15

A la vieille de la finale de l'équipe de France, Julie Goiorani s'est confié à  interviewsport.fr. Elle revient sur sa blessure, sa carrière ...


Julie, tu ne peux pas participer aux Championnats du monde de handball qui se déroulent actuellement à cause d’une blessure… Peux-tu nous rappeler en quoi consiste cette blessure ?
« Je me suis blessée le vendredi 13 mars 2009 contre Dijon, lors d'un match en Coupe d'Europe à Nîmes. Je me suis donc faite opérée le 20 avril des ligaments croisées, des ménisques et du cartilage ! Cette opération m'a écartée des terrains neuf mois environ. C'est une grosse blessure qui demande beaucoup de rééducation. »

On imagine que cela doit être très frustrant pour toi de louper une telle compétition avec l’équipe de France… Comment vis-tu cette situation ?
« Je suis bien évidemment déçue de ne pas pouvoir participer à cette compétition. Mais lors de ma blessure, je m'y suis bien préparée car je savais tout le chemin qu'il me faudrait faire, et que mon retour sur le terrain ne se ferait pas avant une longue période ! J'ai bien vécu la situation : la blessure est une chose qui fait partie parfois de la vie d'un sportif, de plus je connais plusieurs personnes qui ont connu cela et on en revient ! »

Quels souvenirs gardes-tu de ta première sélection en équipe de France, en octobre 2008 contre la Hongrie ?
« C'est un très bon souvenir… C'était la toute première fois, j'étais un peu impressionnée de me retrouver dans cette équipe. En plus, nous devions jouer un tournoi contre des nations très fortes au handball ! Je me suis retrouvée un peu chez "les grandes". C'était vraiment super ! »

Tu représentes la relève au poste de pivot en équipe de France… Comment gères-tu le fait de succéder à des monuments comme Véronique Pecqueux-Rolland ou Isabelle Wendling ?
« Je ne pense pas représenter la relève, car des pivots françaises, ce n'est pas ce qui manque ! Par contre, j'espère faire aussi bien qu'elles dans ma carrière handballistique, en tout cas. Ce sont de très bonnes joueuses ! »

Tu évolues actuellement dans le club du HBC Nîmes… Penses-tu que Nîmes est capable de remporter le championnat cette année ?
« Nous avons fini troisième du championnat l'année dernière et nous avons gagné la coupe d'Europe. Je pense que nous progressons au fur et à mesure du temps ! L'objectif de cette année est de faire pareil, voire aussi bien que l'année d'avant. Alors pourquoi pas ! Je pense que nous avons une équipe solide avec de vraies battantes, tout est possible... »

Malgré de bons résultats, le handball féminin n’a pas la reconnaissance qu’il mérite dans les médias français… Comment pourrait-on selon toi inverser la tendance ?
« C'est une question très difficile. Malheureusement, je ne sais pas pourquoi le handball français féminin n'a pas beaucoup de reconnaissance dans les médias, même si on constate une petite évolution tout de même. Je pense que pour y remédier il faut continuer à faire des résultats et surtout gagner des titres. On remarque que concernant le handball masculin, il y a une évolution assez importante. »

Pour finir, quel est ton plus grand rêve en tant que handballeuse ?
« Mon plus grand rêve est de remporter des titres tels que les JO, Championnats du monde ou d'Europe !!! Je pense que cela doit être un moment très fort et inoubliable ! »

Par Alexandre Martin
Interviewsports.fr

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Lundi 23 novembre 2009 1 23 /11 /2009 11:15

Quinze mois après les JO de Pékin, la «Ciel et marine» Christine Vanparys-Torres fera, ce soir, son grand retour en équipe de France.

 

S'il en est un qui n'ait pas été franchement surpris par la récente convocation de Christine Vanparys-Torres en sélection, c'est bien Frédéric Bougeant. , révèle l'entraîneur du HAC. Ce soir, la Havraise (31 ans) fredonnera donc de nouveau , avant de croiser le fer avec le Monténégro, premier adversaire des Bleues dans le Tournoi international Paris-Ile-de-France, l'un des derniers rendez-vous avant le Mondial chinois (5-20 décembre). Voici les raisons de ce « come-back ».


Revenons d'abord sur cette année passée loin de l'équipe de France. Etait-ce votre volonté ou celle du sélectionneur?
Christine Vanparys-Torres: «Un peu des deux. De mon côté, j'arrivais à saturation, et lui désirait repartir avec un groupe jeune dans l'optique des JO de Londres. Moi, je ne me voyais pas aller jusque-là. Après six ans non-stop en sélection, j'avais besoin de souffler un peu.»
 

La vie en Bleue vous a-t-elle manqué?
«Oui, au début notamment. Le plus dur, c'est lorsqu'à chaque coupure internationale, au lieu de faire ton sac de sport, tu prépares ton sac de voyage (sourire). Parfois, les vacances m'ont paru un peu longues…»
 

Racontez-nous comment s'est orchestré votre «come-back»?
«J'ai eu une discussion avec le sélectionneur. On a échangé nos souhaits, puis il m'a laissé une semaine pour décider. C'était avant le match à Angoulême (le 28octobre). Je m'en souviens, j'étais particulièrement tendue.»
 

Et qu'est-ce qui vous a poussée à replonger?
«Le besoin de compétition. J'ai soif de challenges, de défis. De toujours donner plus.»
 

Sur quelle base avez-vous dit «oui»? Du court, du moyen ou du long terme?
«Dans un premier temps, sur du court terme. Depuis les JO, de nouvelles joueuses sont arrivées, de nouveaux enclenchements ont été travaillés. Il faut voir si je suis capable de m'adapter. Ce tournoi de Paris nous donnera très vite des réponses. Si je suis performante, que mon expérience est profitable à cette jeune équipe de France, alors oui, cela vaudra le coup que je refasse un bout de chemin avec la sélection. Sinon, cela ne servira à rien que je m'envole pour la Chine.»
 

Si on vous comprend bien, il est imaginable que vous ne participiez pas au Mondial comme il est envisageable que vous preniez part aux JO de 2012?
«Oui, il y a tellement de paramètres à prendre en compte. Mon corps, ma motivation, mes objectifs en club… Car je rappelle que quand je me suis engagée ici l'été dernier, j'ai clairement dit que le HAC serait ma priorité.»

Propos recueillis par David Poisne
ParisNormandie.frl

 

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Samedi 21 novembre 2009 6 21 /11 /2009 11:20

Le tournoi de Paris Ile de France qui a débuté ce vendredi enclenche la dernière ligne droite avant les Mondiaux organisés début décembre en Chine. Un tournoi important où le coach, Olivier Krumbholz, veut voir une équipe capable d'élever rapidement son niveau de jeu.


Qu’attendez-vous de votre équipe pour ce tournoi de Paris Ile de France?
J’attends qu’elle gagne. A Paris, on n’a pas toujours été très performant, c’est le moins que l’on puisse dire, l’année dernière notamment. Je voudrais donc qu’on l’aborde avec beaucoup d’enthousiasme. C’est un tournoi qui a lieu devant notre public qui vient là pour voir du beau jeu. C’est aussi un tournoi très bien organisé qui réunit toute la famille du hand. Donc voilà, déjà pour ces raisons, je voudrais qu’on gagne.  


Vous devez aussi avoir des attentes en termes de jeu à trois semaines du Mondial…
Je veux que l’équipe soit performante et bien sûr que ce tournoi soit une base de travail pour le Mondial. Ces derniers mois on a vu une équipe de France aux multiples visages et on sait qu’on aura besoin du meilleur si on veut espérer passer le premier tour extrêmement difficile du Mondial. J’attends donc beaucoup de choses de cette équipe, à court terme pour bien figurer sur ce tournoi de Paris et à moyen terme pour bien se préparer pour le Mondial.  


Vous allez rencontrer le Monténégro, le Portugal et le Brésil. Quelle équipe vous fait a priori le plus peur ?
Je pense que le Monténégro, qui est notre premier adversaire, est une très grosse équipe avec d’excellentes joueuses qui devraient faire parler d’elles dans les mois ou les années à venir. Le test le plus important, ce sera donc ce match vendredi soir.  


Pas le Brésil ?
Tout le monde a envie de dire que le plus gros match pour nous c’est le Brésil parce qu’on les rencontrera dès le premier match au mondial c’est vrai mais je ne suis pas sûr que ce soit les adversaires les plus redoutables. Le match de vendredi soir, c’est vraiment celui qui m’intéresse le plus à titre personnel.  


Au-delà de ce tournoi de Paris, avez-vous déjà la tête en Chine ?
C’est certain. Parce que ça va être une compétition très difficile. On est dans un groupe d’enfer au premier tour et on sait tous que ce sera très difficile d’en sortir. On est concentré surtout sur cette première étape. Après on verra. Il y a cinq bonnes équipes sans compter le Congo qui ne sera pas facile et il n’y aura que trois qualifiés. Vous comprendrez donc que passer le premier tour est un vrai challenge pour cette jeune équipe de France féminine.  


Vainqueur des Jeux Méditerranéens en juin, votre équipe s’est écroulée à la rentrée en World Cup. N’est-ce pas difficile d’envisager ces Mondiaux sans savoir de quoi est capable votre groupe ?
Ce qu’on voudrait c’est avoir la meilleure équipe en arrivant en Chine. On avait en juin une équipe fabuleuse qui a fait un match superbe face à la Croatie à Lyon (ndlr : match qualificatif au Mondial remporté 32-24 par les Bleues.) On n’a pas retrouvé ce niveau. Pourtant je pense qu’on peut le retrouver. Et je dirais même qu’il faut le retrouver avant de partir en Chine ! Aujourd’hui, c’est mobilisation d’énergie totale pour voir pourquoi on n’a pas le niveau qu’on pouvait avoir au mois de juin.  


Un véritable casse-tête en somme…
Entrainer une équipe de sport co, c’est toujours un casse-tête mais ça l’est d’autant plus quand c’est une équipe jeune relativement instable. Il ya beaucoup de joueuses dans cette équipe qui ont des périodes fastes pendant un ou deux mois et après c’est la traversée du désert. Elles ne mettent plus un pied devant l’autre. Pourtant, on va avoir besoin de joueuses en pleine forme en Chine et elles le savent très bien. Elles savent que si elles n’arrivent pas performantes en Chine, jamais elles ne passeront le premier tour. Il n’y a donc pas d’échappatoire. Si on est moyens ou médiocres, on n’a aucune chance de passer ce premier tour.  


Quelle méthode allez-vous adopter dans cette dernière ligne droite pour y parvenir ?
On travaille, on discute, on est rigoureux, on est dur même, mais je crois qu’elles en ont besoin. Elles ont besoin de cette dureté pour avancer. Le niveau nécessaire est peut être supérieur pour certaines à celui qu’elles ont en club actuellement. C’est comme quand vous jouez à la console, là il ne faut pas jouer à un niveau 1 ou 2 mais à un niveau 4 ou 5. Tout va aller plus vite. Mais je suis persuadé qu’elles en sont capables. Vraiment persuadé. Elles ont la possibilité d’élever très vite leur niveau grâce à leur talent bien sûr mais grâce à leur rigueur aussi.   

 

Source : Women365

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Vendredi 6 novembre 2009 5 06 /11 /2009 10:00
Sélectionneur de l’équipe de France féminine depuis presque douze ans, Olivier Krumbholz était présent hier au handball park installé à la station RER Auber de Paris pour la présentation du nouveau maillot tricolore et une séance de dédicaces aux côtés des internationales Allison Pineau, Amandine Leynaud, Siraba Dembelé et Julie Goiorani.
Avec franchise, le champion du monde 2003 a dévoilé les forces et les faiblesses d’un groupe jeune, qu’il aimerait voir grandir sur le long terme. A trois semaines du Mondial en Chine, il avoue ne pas savoir encore si son équipe sera compétitive.

FRANCE-SOIR. Olivier, vous entamez votre préparation au Mondial (5 au 20 décembre en Chine) par un stage puis par le Tournoi international Paris-Ile-de-France féminin à Coubertin (Tipiff, du 20 au 22 novembre), qu’attendez-vous de ce tournoi ?
OLIVIER KRUMBHOLZ.
J’en attends deux choses. C’est d’abord un vecteur de communication très important pour nous, notamment parce qu’il est situé à Paris. Ce sera aussi un test. Il y aura des équipes intéressantes à jouer : le Monténégro, qui est un petit pays, mais une grande nation du handball, le Portugal, avec qui on a fait match nul cette année et le Brésil.


Quel est le niveau de votre équipe ?
On a eu deux périodes très différentes. On a joué les meilleurs du monde (NDLR : du 21 au 28 septembre en World Cup, la France a successivement perdu contre la Norvège, l’Allemagne et la Hongrie) et on ne s’en est pas forcément très bien sorti, parce qu’il y avait des blessures, des absences, et aussi un manque d’investissement des joueuses dans les moments importants. Mais elles ont su se remobiliser en qualification pour l’Euro 2010 face à des adversaires plus faibles (victoires face à l’Islande puis la Grande-Bretagne mi-octobre). Le tournoi de Coubertin va donc me permettre de voir réellement où on en est et de voir si on est compétitif.


Comment expliquez-vous l’inconstance des Bleues ?
L’équipe est jeune. Il ne faut pas s’étonner des performances instables. Il y a eu un renouvellement important, ce qui n’est pas le cas chez les garçons. Chez nous, on doit encore faire face aux absences : Lacrabère vient de se blesser, Tervel a des problèmes de dos, Signaté est en rééducation.


Vous sentez-vous sur la sellette ?
Je me sens souvent attaqué à l’intérieur du milieu, mais je ne me sens pas menacé. Mais ce n’est jamais agréable de sentir de la mesquinerie. Ce qui me semble essentiel, c’est la relation avec les athlètes. La confiance, c’est très important. Ce qui me pèse le plus aujourd’hui, c’est que je ne me sens pas forcément écouté. Je vois ce qui peut nous faire gagner en 2020 ou 2024 et ça m’énerve qu’on me demande de gagner dans un mois. C’est pénible d’être tenu à l’écart des décisions. Heureusement, la relation avec la Fédération est en train d’évoluer.


Que pouvez-vous espérer dans ce Mondial en Chine ?
La poule est extrêmement difficile (NDLR : Brésil, Danemark, Suède, Congo, Allemagne). Si on passe le premier tour, on pourra essayer de se frayer un chemin en demi-finales. Mais on n’a pas une équipe pour gagner aujourd’hui.
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Vendredi 6 novembre 2009 5 06 /11 /2009 07:42

Première Tricolore à avoir soulevé le trophée de la Ligue des Champions, Stéphanie Cano, ancienne capitaine de l’équipe de France, pose son regard avisé sur cette compétition prestigieuse.
 

Drapée dans la douce quiétude de sa Gironde natale, œuvrant pour le club de Bègles-Bordeaux, actuel leader de la Division 2, Stéphanie Cano en a fini avec le tumulte des grandes joutes européennes. A trente-cinq ans, l’ancienne internationale noircit tranquillement les dernières pages de sa très riche carrière, ponctuée notamment de deux finales de Ligue des Champions, dont l’une remportée avec le club danois de Slagelse en 2004.


Si vous deviez définir la Ligue des Champions en quelques mots ? « La Ligue des Champions réunit la crème de la crème. Le niveau d’exigence est comparable à celui pratiqué en sélection nationale. Cela procure des émotions particulières, incomparables avec celles véhiculées par un championnat national. C’est un autre monde. »


Quels souvenirs gardez-vous de vos deux épopées européennes ? « Avec Valence, en 2003, je me souviens que nous avions tiré sur la corde, tant physiquement que psychologiquement. Le groupe était relativement restreint, et mener de front championnat d’Espagne et Ligue des Champions n’avait pas été une sinécure. L’année suivante, je l’emportais finalement avec Slagelse. »


Une image de cette finale ? « Je me revois discuter avec Camilla Andersen avant la rencontre. Moi, j’étais toute tendue, surexcitée, presque anxieuse. Elle, de son côté, se montrait étonnamment calme. Elle m’a confié ce soir-là : "Peu m’importe de réaliser personnellement un bon match. Le plus important est de faire de son mieux, de donner son maximum". Venant de la bouche de la meilleure joueuse du monde, ces paroles apportent une grande sérénité à une équipe. »


« Culture sportive différente »

Au-delà du rôle prépondérant des leaders, comme le fut Andersen pour vous, quels sont les ingrédients requis pour réussir sur la scène européenne ? « Il faut un sept majeur de niveau international, ceci à tous les postes. Il y a aussi des exigences physiques à remplir : puissance, rapidité et endurance. Ensuite, ce qui apparaît comme un élément prépondérant réside dans le mental : il faut des nerfs d’acier pour arriver au bout. »


A l’heure où Metz entame ses pérégrinations en Ligue des Champions, que pensez-vous de ses trois adversaires ? « Ljubljana, Hypo et Aalborg ? Ce sont des noms qui résonnent dans le paysage handballistique européen. Ces trois formations ont déjà flirté avec le très haut niveau. Elles pourront s’appuyer sur cette expérience qui est un facteur déterminant en Ligue des Champions. A mon sens, on ne peut pas parler de tirage facile. »


Pouvez-vous nous parler d’Aalborg, une formation que vous avez rencontrée lors de votre exode au Danemark ? « C’est l’équipe danoise par excellence. Elle s’appuie sur un collectif dynamique, rapide et véloce. Soit tout ce qui gêne habituellement les clubs français. »


Comment expliquez-vous cette domination des clubs nordiques sur le Vieux continent ? « Là-bas, à part la bicyclette et le handball, il n’y a pas grand-chose à faire (rires). Au Danemark, le handball féminin a été érigé en sport national : il y a un gros sponsoring, un suivi TV et donc de l’argent qui afflue pour le recrutement. »


Soit une différence abyssale avec le championnat de France. Les moyens constituent donc le principal facteur de réussite ? « Non, pas seulement. Il ne suffit pas d’aligner les meilleures joueuses mondiales pour remporter des titres. La culture sportive diffère grandement. Au Danemark, il n’y a pas cette hiérarchie de pouvoirs entre entraîneur et joueuses. Le technicien n’est pas là pour châtier son équipe. Il n’y a pas de fracture : l’idée est de former une alliance de personnes convergeant toutes vers un même objectif. »

Républicain-Lorrain

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Mercredi 4 novembre 2009 3 04 /11 /2009 09:04

Hand7 : Comment avez-vous vécu votre retour au sein de l’équipe de France ?

Guillaume Joli : C’est toujours un honneur de porter le maillot tricolore. Et c’est toujours aussi agréable d’évoluer dans ce groupe. Je suis heureux d’avoir pu retrouver la sélection de suite après mon retour de blessure. J’ai effectué une bonne préparation dans ce sens et je suis content que ça ait payé.

 

Hand7 : Comment s’est passé le stage ?

G. J. : J’ai passé une super semaine. Il y a vraiment une bonne ambiance au sein du groupe. En plus, cette fois-ci nous nous sommes retrouvés à trois Chambériens. Cyril Dumoulin est plus qu’un coéquipier, c’est un ami. Et j’étais content d’être présent pour sa première sélection. C’est un bosseur. Et comme tout le monde, c’était un rêve pour lui de jouer en équipe nationale. Dimanche, il a fait une bonne entrée face à l’Espagne. C’est vraiment super pour lui.

 

 

Hand7 : L’équipe de France a disputé deux rencontres qui se sont terminées par une belle victoire en Serbie (28-34) et un match nul en Espagne (23-23). Quel bilan dressez-vous après ces deux confrontations ?

G. J. : Nous avons disputé deux matchs avec deux grosses ambiances. En Serbie, nous avons fourni une prestation sérieuse. Et face à l’Espagne, nous nous attendions à une grosse opposition. Les Espagnols ont effectué une semaine de stage seulement pour préparer cette rencontre. Nous avons fait match nul mais c’est un résultat positif. Car même si nous n’avons pas fait une bonne partie, ce nul est de bon augure quand on sait que leur gardien Arpad Sterbik a réalisé 27 arrêts et que l’équipe était poussée par 12 000 spectateurs…

 

Hand7 : Le groupe pense-t-il déjà au championnat d’Europe en Autriche en janvier prochain ?

G. J. : Pas vraiment. L’importance de ce stage résidait plus dans le fait de se retrouver. Nous avons tous des calendriers très chargés et cela nous fait du bien de nous réunir et de partager des moments. Il faut que le groupe continue à se souder.

 

Hand7 : Entre la Ligue des Champions et le championnat, une semaine chargée vous attend avec Chambéry…

G. J. : Nous allons d’abord en Allemagne pour affronter Rhein-Neckar Löwen jeudi et nous recevrons Cesson dimanche en championnat. Sur ce match de Ligue des Champions, les Allemands sont favoris. C’est finalement eux qui auront la pression. Nous avons quand même perdu de quinze buts là-bas l’année dernière… Mais nous allons tenter de faire un coup. Car ce n’est pas dans l’esprit de la maison de lâcher un match. Après, dimanche face à Cesson, nous devons absolument gagner pour montrer que nous sommes toujours présents en championnat.

 

Hand7 : Des critiques ont été faites à l’intersaison concernant Chambéry, prévoyant une année difficile pour l’équipe en championnat. Et au final, après six journées, le club est seul à la seconde place…

G. J. : Ce qui a été dit sur Chambéry à l’intersaison n’a pas plus aux joueurs. Nous répondons actuellement à ceux qui ont affirmé cela à travers nos résultats. Dans l’équipe l’année dernière, il n’y avait pas que Daniel Narcisse. Et aujourd’hui, les joueurs prouvent qu’ils existent et poussent pour aller chercher des victoires.

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Mercredi 4 novembre 2009 3 04 /11 /2009 07:46
 Michael Guigou a organisé un premier tchat sur son site. Il a répondu a pluslieurs questions, voici quelques extrait concernant l'équipe de France et Montpellier :

[...] Penses-tu que l'équipe va rester invaincue cette année?

MG: Je pense que tu parles du championnat de France puiqu'on a déjà perdu en Ligeu des Champions . Donc je vais dire qu'il est plus probable que l'on perde un match l'année prochaine en Chpt plutot que cette année. Je m'explique , quand une équipe est nouvelle comme la notre , tout le monde est plus investi , plus concentré , à envi de justifier son recrutement et ceux qui sont là depuis un moment ont envie aussi de montrer qu'ils sont présents.Mais tout est possible, avec l'enchainement des matchs, de l'Euro en janvier, il y aura des matchs difficiles, c'est sur.


ca va mieux ce mal de dents??tu penses que vous allez reussir a tenir le rythme avec tous les matchs qui arrivent??c'est pas un peu trop charge??

MG: J'ai vu le dentiste tout à l'heure et tout est rentré dans l'ordre . Après pour l'enchainement des matchs on a eu septembre et octobre qui ont été assez cool mais c'est vrai que le planning va être plus difficile ces prochains jours mais on a quand meme 3 matchs à domicile et ce qui est le plus difficile c'est l'enchainement des voyages.


Je pense qu'on peux dire que le match contre l'espagne a pas ete super super..vous allez avoir du temps pour vous entrainer avec l equipe de france avant l euro?? on reve tous de vous voir gagner!!
"MG: On a toujours très peu de temps pour se préparer à une compet en Janvier surtout que les débuts des compèt ont été avancé. Mais bon la derniere fois, ça nous a réussi, c'est pour tout le monde pareil . En tout cas, si on joue comme dimanche, on ne risque pas de faire parti du dernier carré. Mais c'est bien d'avoir fait un match comme ça , il faudra s'en servir pour l' Euro."


le match de chambery peut-il etre un tournant dans la saison? la concurence qu'il y a cette année a  tous les postes est-elle nefaste pour le groupe ou au contraire, c'est un plus qui pousse tout le monde a  travailler plus? y-a-t-il encore des titulaires indiscutables d'après toi?

MGC'est sur que c'est un plus qui te fait avançé. Personnellement , j'ai avec moi Samuel Honrubia qui est super joueur et qui a envie de jouer donc c'est difficile mais c'est ça qui te fait progresser encore plus . Après , ce qui est dur dans notre collectif , c'est qu'il y a des très bons joueurs qui ne jouent pas trop et ça il faut l'accepter . Après il y a toujours des états d'ames mais il faut qu'il y en ai le moins possible. 

 

Pour lire le reste des questions, cliquer sur la source=>

source :michaelguigou.com

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Jeudi 29 octobre 2009 4 29 /10 /2009 09:56

Voici une interview de Claude Onesta lors de l'emission sur le handball de la radio RTL/ Lequipe. Les propose ont été transrits par  Yves Michel de RTL l'equipe pour  Handzone :


Il les avait quittés à Nice, le 17 juin dernier au soir d’une qualification pour l’Euro 2010 acquise face au Portugal. Claude Onesta, l’entraîneur national de l’équipe de France qui est en passe de rejoindre le grand Maximov au Panthéon des cadres les plus consacrés du handball international retrouve ses joueurs dès cette semaine pour entamer une courte préparation qui les conduira dans moins de trois mois, en Autriche à l’occasion de cet Euro tant convoité. Entretien avec un entraîneur qui est loin d’être complètement  rassasié.


Avec cet Euro autrichien, un nouveau défi se présente à l’équipe de France. Votre équipe sera encore attendue par tout le monde…
C’est sûr… par tout le monde et par moi également… j’espère qu’on sera capable de bien gérer cette attente et être à la hauteur.

 

En 2008, après les Jeux de Pékin et avant le Mondial en Croatie, vous estimiez que c’était une autre équipe dont vous disposiez… Ce sera la même chose pour l’Euro ?
Vous savez, on a l’impression d’être à chaque fois au démarrage d’une nouvelle aventure parce que, en ayant un peu l’habitude de ce type de compétitions, je pense qu’il n’y en a pas deux qui se ressemblent.  Même quand on les joue pratiquement avec les mêmes joueurs, les paramètres sont différents, les moments sont différents, les joueurs sont dans des états de forme différents et donc, ayant eu très peu de temps pour recomposer l’équipe, on doit trouver des équilibres qui sont souvent imparfaits. C’est toujours une nouvelle aventure qui démarre et on essaie à chaque fois de trouver les bons réglages afin que la performance soit encore au rendez-vous et qu’on arrive au moins à masquer nos limites et nos difficultés.

 

On le disait, la France sera attendue au tournant. Cette équipe est porteuse d’espoirs et c’est peut-être là, le danger : personne ne la voit échouer…
Oui… malheureusement pour moi, on va devoir gagner presque par fatalité, les gens ayant l’impression que les choses sont devenues plus simples. Alors, la difficulté pour nous est de ne pas tomber dans cette espèce de sérénité et peut-être même de tranquillité… Mais je ne me fais pas de souci, on a des joueurs très expérimentés, qui connaissent la valeur des adversaires donc je pense qu’on n’a pas beaucoup de crainte pour véritablement ne pas être à notre meilleur niveau. Les joueurs vont être très vigilants et l’encadrement va faire en sorte de participer à cet état de vigilance. Je pense qu’aussi, il faudra compter sur un peu de réussite. Alors c’est vrai qu’on a des joueurs de grand talent, que l’équipe est expérimentée mais encore une fois, il faut arriver à trouver ces petits réglages, cet état de forme, cet état de confiance, voire cette puissance que l’on peut dégager par moments quand on est bien. Si on arrive à retrouver tout ça, si on n’a pas de soucis de blessure majeurs, on peut espérer faire partie des équipes qui peuvent dominer cette compétition. Mais pas plus que d’autres qu’on a identifiés depuis longtemps et dont on sait qu’ils sont capables de nous mettre en grande difficulté.

 

Un Euro…. C’est ce qu’il y a de plus dur ?
Oui, incontestablement. C’est LA compétition la plus relevée en matière de handball donc ça veut dire qu’on ne gagne pas un championnat d’Europe sans que cela relève de l’exploit. Donc on sera à la recherche de notre meilleur niveau et des exploits nous permettant de l’emporter.

 

La préparation débute cette semaine avec deux matches à l’extérieur contre la Serbie (mercredi à Nis) et l’Espagne (dimanche à Madrid). Vous avez choisi deux adversaires de haut niveau qui seront aussi à l’Euro….
Oui… je crois qu’aujourd’hui, dans le contexte international, si on veut rentabiliser les moments de rencontres de l’équipe de France, il faut proposer aux joueurs des oppositions de valeur parce qu’ils ont certes plaisir à se retrouver mais aussi plaisir à être dans le vif du sujet. Ce n’est pas un service à leur rendre que de leur mettre des matches trop faciles dans lesquels ils risquent de ne rentrer qu’à moitié, où on risque plus de s’agacer que d’avoir le sentiment de vraiment avoir bien travailler, donc, là, on n’a pas choisi facile puisqu’on va jouer deux matches à l’extérieur face à des équipes que l’on recevra par la suite : les espagnols seront au tournoi de Bercy en janvier et les serbes, nous aurons l’opportunité de les jouer deux fois également en janvier.  La Serbie, c’est toujours dur dans un contexte qui ne nous est pas tout le temps favorable avec beaucoup de pression et l’Espagne, on la connait, ça reste une valeur sûre du handball international et chez elle, elle voudra faire un match référence contre l’équipe championne olympique et championne du Monde. Partout où on va, c’est un peu le match de l’année pour les équipes que l’on rencontre donc quand en plus, elles font partie du gotha de ce sport, ça veut dire que l’on ne peut pas prendre les choses à la légère et on devra s’investir sur ces matches-là.

Vous avez sélectionné 18 joueurs pour ces deux confrontations. Il y a 14 champions du Monde dans cette liste et comme vous l’aviez fait pour Xavier Barachet, avant le Mondial, vous avez invité Cyril Dumoulin, Igor Anic et Damien Waeghe à venir vous rejoindre. Du sang neuf indispensable ?
On a sûrement réussi depuis une quinzaine d’années avec l’équipe de France à faire qu’il n’y ait pas de rupture dans les résultats mais également qu’il n’y ait pas de cassure dans les équipes et les générations. La réussite du projet passe aussi par cette constante : faire durer les meilleurs et installer progressivement des jeunes joueurs qui vont peu à peu réussir à devenir des joueurs-cadres de cette équipe. Donc, on pense que ces trois-là (Dumoulin, Anic et Waeghe) sont des joueurs d’avenir. Ils n’auront pas un rôle majeur à jouer immédiatement mais ils vont progressivement prendre leurs marques, voir un peu comment les choses s’organisent, ils pourront avoir un peu de temps de jeu sans grande pression. Notre rôle sera de les faire grandir en espérant qu’à court terme, ils deviennent des joueurs majeurs de cette équipe. Mais je dois reconnaître qu’un joueur qui a des responsabilités en équipe de France, il est quand même là depuis deux-trois saisons. Alors, après, il y a bien-sûr des opportunités à saisir. Les blessures par exemple, peuvent amener certains à gravir les échelons plus rapidement. Et puis, l’arrivée des jeunes, ça met aussi un peu de pression sur les épaules de ceux qui sont aujourd’hui titulaires.

 

Parmi ces 18 joueurs, trois d’entre eux sont amenés à suppléer Bertrand Gille qui avait fait un break après Pékin mais qui de toute façon est blessé. Il y a Igor Anic, Grégoire Detrez et surtout Cédric Sorhaindo. Cédric pouvait prétendre à une place de n°1 mais il se morfond en D2 avec Paris. C’est un réel handicap pour vous ?
Je ne dis pas que c’est un handicap majeur, je dis tout simplement que c’est une contrainte. C’est vrai qu’on a trois joueurs assez jeunes sur ce poste, des joueurs à fort potentiel, encore loin du calibre de Bertrand Gille mais c’est difficile de jouer à son niveau, donc on essaie de trouver l’équilibre le moins précaire pour être capable de pallier cette absence. C’est vrai que Cédric Sorhaindo, au travers notamment du dernier championnat du Monde, avait vraiment franchi un pallier. Dans les contraintes qui sont pour le moment les siennes, à savoir un niveau de jeu inférieur et sans doute, un état d’esprit tourmenté et une force psychologique un peu défaillante, ce qu’il faut, c’est l’aider à gérer tout cela, lui permettre de vivre l’équipe de France comme une bouffée d’oxygène, comme quelque chose dans laquelle il va pouvoir s’investir de manière totale. Après, il nous faudra voir si son état lui permet d’être opérant au plus haut niveau international. 

 

Cette liste de 18 peut-elle bouger ? Des joueurs que vous aviez déjà sélectionnés comme Olivier Marroux ou William Accambray ont-ils encore leurs chances ?
Oui, je pense qu’on pourrait démarrer la préparation à l’Euro, le 2 janvier (ndlr : par un stage à Capbreton), avec un groupe de 20 joueurs. Alors, est-ce que les deux supplémentaires seront les deux précédemment cités ? (ndlr : Marroux et Accambray)… ils font partie effectivement des joueurs qui font un bon début de championnat et sur lesquels, nous avons un œil bienveillant mais il y en a d’autres comme Rémi Calvel par exemple qui en fin de saison dernière, nous avaient montré leurs possibilités. Nous ferons la part des choses pour constituer avec les meilleurs éléments disponibles, la meilleure équipe possible. Vingt joueurs donc, en début d’année puis nous réduirons ce groupe à 16 joueurs dans un 2ème temps de préparation pour n’amener à l’Euro que ceux qui paraissent les plus aptes à réaliser la performance.


 
Au dernier championnat du Monde, la Croatie et la France étaient données super-favorites et le pronostic n’a pas été contrarié. A l’Euro, vous pensez que la compétition sera plus ouverte ?
La difficulté d’un Euro, c’est qu’effectivement la densité des équipes de haut niveau est encore supérieure. Je dis souvent que toutes les équipes, parmi les 16 qui sont réunies, ne peuvent pas gagner l’Euro mais toutes peuvent vous le faire perdre. C'est-à-dire que véritablement, il y a peu d’équipes qui soient battues d’emblée et vous pouvez perdre des points et de l’espoir, sur n’importe quel des adversaires. C’est la différence avec un championnat du Monde où par le biais des qualifications continentales, on retrouve des équipes de niveau moindre. Ca veut dire qu’à l’Euro, il faut être aussi très fort dans la durée. Il n’y a pas de match qui soit vraiment tranquille donc les équipes qui vont jouer par à-coups et qui ne sont pas capables d’avoir une régularité dans la performance, vont au devant d’une amère déconvenue. Donc je pense que les équipes dominantes restent celles que l’on connait et puis il y a des équipes, comme la Pologne, la Serbie ou à la Suède, qui peuvent s’affirmer dans cette compétition. C’est sûr que les croates seront encore là, même chose pour les espagnols et pour les danois, donc on va être dans un lot de prétendants au podium très relevé. Mais bien malin celui qui pourrait dire aujourd’hui, qui sera sur le podium à l’arrivée. Donc, je vais d’abord me concentrer sur mon équipe et faire en sorte qu’elle soit sur ce podium avant de me préoccuper des adversaires. Mais sachez-le, c’est la plus haute marche qui nous intéresse le plus.  

Publié dans : interviews/vidéo
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