euro 2008 (H)


Vendredi 1 février 2008

Sur le site de coach365, P. Bana revient sur l'Euro :


Philippe Bana, quel bilan tirez-vous de l’Euro norvégien ?
Chaque fois que l’équipe de France se secoue, se donne des objectifs, se bagarre, se dispute, bouge, est vivante, elle va chercher un résultat quelconque. Ce mois-ci, on l’a encore prouvé. L’équipe de France a vécu des moments de souffrance, des moments de plaisir. Elle a été à la bagarre, a fait preuve de volonté forte et a connu l’accablement complet après la demi-finale face à la Croatie. Même si il manque cette médaille que l’on espérait conserver, on a ouvert la voie olympique. Ça pérennise simplement le hand français. On peut le voir comme une espèce de diesel, un truc qui résiste à tout ce que l’on a bien voulu raconter. En 95 on a entendu dire que c’était fini, que cette équipe était morte. Et puis après les Barjots il ya eu les Costauds. Maintenant, il y a autre chose. Ça ne s’arrête pas.


Pouvez-vous revenir sur cette demi-finale perdue face à la Croatie ?

Il nous faudra certainement, à l’avenir, trouver les clefs de certaines nations. Les clefs contre la Croatie, on ne les avait pas tant que ça. On a beaucoup dit avant qu’on les avait pas mal battus et ils nous l’ont fait à l’expérience, comme de vieux renards. Nous sommes tombés dans le piège. Tout cela signifie que nous sommes encore un peu jeunes. Nous avons un meneur de jeu qui s’appelle Nikola Karabatic, que Claude a promu au rang de leader et qui a peut-être encore besoin d’apprendre.


On a souvent reproché à Claude Onesta le manque de rotation de l’effectif. Pensez-vous que cela ait pu jouer ?

Il ne faut pas oublier que, en Norvège, il nous manquait Michaël Guigou et Joël Abati. Claude a pris une position mais on aurait critiqué l’inverse si c’était ce qu’il avait choisi de privilégier. Au début de Mondial 2007, on critiquait le fait qu’il y avait trop de rotation, là, le fait qu’il n’y en avait pas assez. Je pense que c’était un risque mais, personnellement, je pense qu’il a bien fait de faire ce choix. Il y a eu, dans tout cet Euro, un niveau de jeu extrêmement élevé. La cassure a été assez forte. Il aurait peut-être fallu trouver un peu plus de génie face à la Croatie, une adaptation tactique différente, mais je ne pense pas que d’autres joueurs les auraient battus.


Pour espérer participer aux Jeux Olympiques, l’équipe de France devra se sortir d’un tournoi de qualification complexe…
On s’est mis sur la gueule un tournoi olympique de la mort avec la Norvège, la Tunisie surexcitée et une équipe espagnole qui aurait pu être championne du monde si elle n’était pas passée au travers de son Euro. Il y a un chemin olympique difficile mais c’est comme ça qu’il faut que l’on joue : sans sécurité. Il n’y a que là que l’on est bon en fait.


Comment abordez-vous l’avenir ?

On construit très bien l’année olympique. Cette absence de finale est certes une souffrance mais la médaille est une satisfaction. Je me dis que l’année sera dure, physique. Mais On a quand même enlevé quinze jours de compétition en se qualifiant directement pour les Championnats du monde. La saison va s’arrêter après le TQO qui se termine le 1er juin. Ça veut dire que les joueurs vont avoir du repos mais qu’il faut se qualifier. Pour se préparer, la semaine de Bercy ne sera pas de trop. Elle sera utilisée à la fois pour faire des bilans médicaux. On a déjà prévu quinze jours de travail avant ce tournoi – on a négocié avec les clubs – qui permettront certainement de réceptionner toutes nos ouailles et de les soigner avant les grandes joutes de l’été.

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Mardi 29 janvier 2008
Claude Onesta, l'entraîneur de l'équipe de France, a dressé le bilan de l'Euro 2008 après la médaille de bronze décrochée dimanche par ses joueurs. Il est satisfait du parcours réalisé par son groupe et estime que celui-ci est en progrès. Mais il ne cache pas non plus son inquiétude sur l'état de fraîcheur physique de ses troupes en vue du Tournoi de qualification olympique au mois de mai prochain (à Bercy).


« Claude Onesta, êtes-vous heureux d'avoir terminé l'Euro avec une médaille de bronze ?
Une médaille, c'est une médaille. Même si ce n'est pas la plus belle, elle me satisfait. Je suis content que nous restions sur cette image, car la sensation née de la quatrième place de l'année dernière m'avait chagriné. Nous n'avions pas laissé l'impression que l'équipe de France donnait d'habitude. Je suis donc fier que nous ayons pu relever ce défi dimanche.


Avez-vous pu comprendre ce qui a fait perdre la France samedi face à la Croatie ?
Il n'y avait pas beaucoup d'analyse à faire par rapport au match de samedi. A des moments, l'organisation collective du jeu ne suffit pas. Elle doit se mettre au service de la performance individuelle. Ce n'est pas l'inverse qui doit se produire. Sinon ça joue mais il n'y a rien de tranchant, de performant. Samedi il a manqué de l'excellence au plan individuel. Regardez Balic, Metlicic, Vori ou Lackovic : ils ont fait leur match à leur meilleur niveau. Nous, individuellement, quand on regarde bien, certains joueurs n'ont pas été médiocres mais ils n'ont pas été à leur meilleur niveau non plus. Et quand vous additionnez tout ça, un but d'écart, ça ne fait pas beaucoup, mais on n'a pas su exprimer le meilleur de nous-mêmes. Le rendement a été trop moyen, mais c'était lié à une succession d'efforts et aussi à la façon dont s'est déroulée notre journée de repos. Quand on voit que les deux équipes qui ont gagné en demi-finales ont voyagé en avion... Cela ne justifie pas tout mais, sur une victoire par un but d'écart, ça joue aussi.


On vous a vu une équipe de France tout au long de l'Euro qui tournait avec les mêmes joueurs...
Les neuf joueurs que j'ai utilisés étaient ceux qui pouvaient jouer. Quand une compétition commence à huit, elle finit à huit s'il n'y a pas de blessés. Les remplaçants sont ménagés. Vous les gardez dans le cas où quelqu'un est blessé. Dimanche, par exemple, Christophe Kempe a su remplacer au pied levé Bertrand Gille. Je pourrais vous dire que Sébastien Ostertag était capable de jouer dix minutes de plus dans d'autres matches, cela aurait sûrement été possible, mais une équipe ne se construit pas comme ça. Elle se bâtit avec de la confiance que les uns ont avec les autres. On a beau dire "je vais essayer celui-là", s'il fait une ou deux erreurs, les autres joueurs vous le reprocheront et lui feront aussi le reproche de ne pas être au niveau. Ce dimanche, les remplaçants ont joué. Cela a été un message : on vous fait participer à la fête dans les cinq dernières minutes pour la conquête de la médaille. A vous de faire plus pour mériter davantage. Mais on progresse même sur le banc, en ayant vécu ce type de compétition, l'enchaînement de matches, le besoin d'approche mentale, le recadrage permanent... Cela vous fait progresser, pas autant que d'avoir joué mais presque. A eux de faire plus dans leurs clubs maintenant, pour être appréciés à leur juste valeur.


Pourquoi ne pas avoir utilisé plus souvent les deux autres gardiens de but ?
J'aurais pu le faire. Mais ce qui s'est passé, c'est que nous n'avons jamais été réellement dominés. Nous avons toujours été derrière au score. Il n'y a pas eu d'écart de trois ou quatre buts où, là, nous aurions été obligés de tenter quelque chose. Contre la Croatie, nous avions un but de retard, nous sommes repassés devant et ça s'est joué à peu de choses pour ne pas rester devant. La différence s'est faite sur deux arrêts du gardien croate. On pouvait toujours se dire que Thierry (Omeyer) aurait pu réaliser une parade pour faire basculer le match. S'il y avait eu trois ou quatre buts d'écart, j'aurais fait renter Daouda (Karaboué). Mais s'il avait pris trois buts, tout le monde aurait dit : c'est quoi ce changement ? Et cela aurait été un coup sur la tête du joueur.


L'équipe de France a-t-elle progressé au niveau du jeu ?
En attaque, oui, nous avons avancés. Mais je savais que ça ne serait pas efficace de manière immédiate. Le match contre la Croatie ne m'a pas étonné au niveau de notre jeu. Ce qui est intéressant, c'est que dimanche nous avons remis les pendules à l'heure et maîtrisé notre jeu. Mais nous devons aussi continuer à travailler pour être mieux huilés. Il faut comprendre pourquoi la Croatie et l'Espagne nous ont mis en difficultés sur une même situation : de faux rythmes, aucun engagement physique. Il faut anticiper là-dessus et élaborer de nouvelles stratégies.


Finalement, que retenez-vous de cet Euro ?
J'ai le sentiment qu'ici un nouveau départ s'est opéré. Nous sommes repartis sur d'autres bases. Ce qui a été mis en place ici me paraît cohérent et j'ai trouvé l'adhésion des joueurs significative. La défaite subie en demi-finale me laisse penser que le haut niveau n'est pas fait uniquement que de travail, de calcul et de précision, mais aussi d'une dimension mentale. Par exemple, les dix buts inscrits face aux Allemands, c'est dans la souffrance de Cologne (*) que nous les avons puisés, même si personne ne l'a dit. La meilleure façon d'effacer une souffrance, c'est de la faire subir aux autres.


Vous allez maintenant préparer le Tournoi de qualification olympique au mois de mai à Bercy. Il s'annonce difficile face à l'Espagne, la Norvège et la Tunisie...
Je pense que ces trois équipes seront plus inquiètes de venir jouer contre nous et chez nous. Mais ça sera un vrai tournoi de qualification. Et il n'y aura pas de matches faciles. Je pense que la Norvège sera moins bonne qu'à l'Euro où elle a été portée par son public. Elle a quand même eu du mal à finir la compétition avec des joueurs de trente-trois, trente-quatre ans. Mais ça reste un adversaire sérieux. La Tunisie est, elle aussi, toujours sérieuse. Elle ne pensait pas passer par un TQO. Par rapport au tournoi, je n'ai qu'une seule inquiétude : dans quel état vais-je récupérer les troupes ? Dix jours de préparation, avec ce que nous avons travaillé ici, ça peut être suffisant mais dans quel état vont finir les joueurs le 15 mai prochain ?


A ce propos, avez-vous des nouvelles de Joël Abati ?
Il était sensé reprendre l'entraînement ce week-end, après avoir vu le chirurgien. Mais ça fait déjà un moment qu'il court et travaille physiquement. Il devrait participer à la deuxième partie de la saison. Maintenant il ne faudra pas perdre d'autres joueurs en route. »
lequipe.fr

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Mardi 29 janvier 2008
- Après huit matches en onze jours, dans quel état terminez-vous cet Euro  ?
"On finit "défoncé". Le matin, on ne peut presque plus marcher, on a mal  partout et on sait qu'on peut repartir avec une quatrième place. Il n'y a rien  de pire, parce qu'on arrive au bout, on a super bien joué et on se retrouve au  pied du podium. Là, on repart avec une médaille. Avec un petit goût d'inachevé  aussi par rapport à cette demi-finale (perdue samedi contre la Croatie) mais  quand même avec une médaille autour du cou. Ce n'est pas rien. On a vraiment  progressé, mentalement et dans le jeu. Il faut qu'on se serve de cela pour se  qualifier et ramener une belle médaille des JO."
   

- Comment avez-vous appréhendé votre nouveau rôle de chef de l'attaque ?
 "Mon rôle a été différent par rapport à celui que j'avais au Mondial  (...) Là, c'était vraiment moi qui décidais, même si les responsabilités  reposaient sur tout le monde. A Kiel, je joue aussi demi-centre, mais là on n'a  eu que dix jours pour se préparer. Il a fallu beaucoup travailler, beaucoup  parler, même en dehors des entraînements, entre nous, faire beaucoup de points  sur la technique, vraiment se mettre d'accord et faire le juste milieu entre  faire jouer les autres et jouer pour soi. Ce n'était pas évident. C'est un  nouveau rôle que je commence mais c'est un vrai plaisir de le tenir (...) Je  n'ai pas encore autant d'expérience que sur le poste d'arrière mais je suis  quand même satisfait de la manière dont ça s'est passé."
  
 
- Ce titre de MVP est-il juste symbolique ou est-ce une satisfaction  personnelle ?
 
"C'est symbolique, même si c'est vrai que ça fait toujours plaisir. Mais  je suis plus content d'avoir la médaille de bronze que le titre de meilleur  joueur. J'aurais préféré un million de fois être champion d'Europe. Il y a deux  ans, en Suisse, je n'ai eu aucun titre personnel et on a été champions d'Europe.  Les joueurs se battent comme des guerriers sur le terrain, ils ont un ego et  l'envie d'être les meilleurs pour gagner. Mais c'est ce qu'on a réussi  collectivement dont je suis le plus fier."

   
- L'Euro étant terminé, allez-vous reprendre rapidement vos discussions  avec la fédération concernant l'amélioration du statut et de l'image des  internationaux ?
 "Au niveau des primes, on va pouvoir se mettre d'accord. Il faut surtout  qu'on s'applique à mettre en valeur l'image du hand, qu'on prépare un super  tournoi de qualification (olympique, fin mai). Parce qu'à Bercy (au Palais  omnisports), il y a vraiment quelque chose de bien à faire, avec une bonne  campagne de presse, une bonne opération de marketing. On sera peut-être le seul  sport collectif à aller aux JO. C'est important pour le hand, pour la France.  Il n'y a pas meilleure possibilité pour communiquer autour de notre sport, le  faire avancer, le faire grandir. Et que tout le peuple français voie qu'il peut  vibrer pour autre chose que le rugby et le foot (...) La médaille va aider mais  les discussions auraient quand même eu lieu, si l'Euro ne s'était pas fini comme  ça. Il n'y a pas de date encore fixée mais c'est surtout le dossier de l'image,  de la valorisation de notre sport qui est important. L'argent, c'est bien beau.  Mais personne ne donne les vrais chiffres, il n'y a rien de vrai dans ce qu'on  entend. Nous, on ne veut pas parler de ça. On veut parler de l'image, c'est ça  qui nous tient à coeur. Et j'espère qu'on va travailler dessus ensemble."

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Lundi 28 janvier 2008
Jérôme Fernandez et l'équipe de France ont terminé l'Euro 2008 avec la médaille de bronze. L'arrière droit des Bleus est revenu sur le dernier match de son équipe contre l'Allemagne (36-26). Pour lui, les Français ont su se remobiliser après le revers contre la Croatie et ont fait un bel Euro.


« Jérôme Fernandez, êtes-vous satisfait de cette troisième place ?
Oui, nous n'avions encore jamais eu de médaille de bronze à l'Euro et ce n'est pas tous les jours non plus qu'on s'impose de dix buts contre les Allemands. Nous avons fait un bel Euro. C'est encourageant dans la perspective des Jeux Olympiques et d'un podium. Maintenant il faut faire un bon bilan pour pouvoir travailler sereinement.


Comment avez-vous préparé ce dernier match contre les Allemands ?
Il a fallu se remobiliser par rapport à la défaite de samedi contre la Croatie. Je pense que psychologiquement, nous avons su tirer un trait là-dessus. De toute façon, la déception n'était pas aussi importante que l'année dernière. En Allemagne, nous avions eu le sentiment d'avoir été volés en demi-finale. Là, les Croates ont fait le match qu'il fallait pour aller en finale. Ils ont mérité leur victoire. Et nous, nous avons su nous re-concentrer. En face, les Allemands étaient déjà très entamés et ça a pesé lourd rapidement. A la pause, il y avait déjà 18-9. C'était pratiquement déjà gagné.


Il faut dire aussi qu'il manquait beaucoup de monde en face.
Cela nous a "facilité" les choses. Les Allemands ont essayé de résister mais ils jouaient avec une équipe pas très habituelle. En plus Markus Baur s'est blessé rapidement et Lars Kaufmann s'est retrouvé à jouer en pivot, ce qui n'est pas son poste. Ils n'ont, du coup, pas été bons tactiquement, cela nous a aidés. Nous avons pu récupérer de nombreux ballons et, aujourd'hui, nous avons su les pousser d'entrée. Cela nous a donné de l'air et de la confiance. Et, après, ça a été plus facile.


Que vous êtes-vous dit avec les joueurs après la défaite de samedi ?
Nous nous sommes dit que nous avions perdu à cause des penalties. Mais il ne fallait pas avoir de regrets. Il y avait une médaille à aller chercher, une que nous n'avions pas encore. Nous avions déjà rapporté deux fois du bronze du Mondial (NDLR : en 2003 et en 2005). Nous sommes heureux d'être sur le podium avec la Croatie et le Danemark. Nous avons accepté que les Croates étaient plus forts que nous, donc ça a été plus facile pour se remobiliser. Dimanche, même les joueurs qui étaient les plus fatigués ont bien joué. Samedi, nous avons bien fait les soins, nous nous sommes couchés tôt et avons bien dormi. Et, ce matin, tout s'est enchaîné assez vite donc ça nous a évité de trop cogiter. Ça a été la journée qu'il fallait.


Quel bilan dressez-vous de cet Euro ?
Nous avons été relativement bons en attaque. Il aurait fallu un gaucher au poste d'arrière droit pour équilibrer notre jeu et repartir en renversement vers la gauche, vers Daniel (Narcisse) ou Nikola (Karabatic). Un droitier à droite, ça complique un peu plus une défense de zone. Notre défense a été bonne mais pas autant qu'il y a deux ans. Sinon nous avons su trouver les combinaisons qu'il fallait. Il y a eu une fausse note contre la Croatie. Mais nous avons perdu contre la plus belle équipe du tournoi. Cela s'est joué à rien et ça a prouvé quelque part que sommes à leur niveau. Daniel (Narcisse) a été énorme au poste d'arrière gauche, Nikola (Karabatic) a beaucoup pesé sur la défense adverse et, même s'il n'a pas été efficace, il n'a jamais perdu sa confiance et a continué à shooter. Bertrand (Gille) a fait un gros Euro. C'est dommage qu'il se soit blessé samedi. De mon côté, j'ai beaucoup de regrets sur ma demi-finale mais je pense que j'ai fait une belle compétition.


Quel sera finalement votre meilleur souvenir ?
La très bonne entente dans le groupe. Il y a eu pas mal de nouveaux joueurs et nous avons su les accepter. Eux, ils ont apporté ce qu'ils savaient. Dimanche, Fabrice (Guilbert), Cédric (Paty), Sébastien (Ostertag), et même Geoffroy (Krantz) qui n'avait pas joué de tout l'Euro, ont su tirer leur épingle du jeu. Ça a été génial. Ils nous ont permis de nous lâcher et de gagner plus facilement.


Qu'allez-vous faire maintenant ?
Maintenant nous allons repartir dans nos clubs respectifs, nous changer les idées et bien finir la saison. Ensuite nous allons nous retrouver à Bercy pour le Tournoi de qualification olympique avec beaucoup de plaisir et fêter notre médaille avec notre public. Il faudra espérer que les joueurs ne seront pas fatigués ou blessés pour jouer notre chance. Dans notre groupe, les équipes vont être difficiles à jouer (NDLR :Espagne, Norvège, Tunisie), mais il faudra les battre. Déjà nous n'avons plus la qualification pour le Mondial à préparer. »
lequipe.fr

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Lundi 28 janvier 2008
Meilleur joueur
Nikola Karabatic

Meilleur buteur
Nikola Karabatic (44 buts)

Meilleur défenseur
Igor Vori



* * *

Equipe type Euro 2008



Gardien

Kasper Hvidt

Demi centre
Ivano Balic

Arrière gauche
Daniel Narcisse

Arrière droit
Kim Andersson

Ailier gauche
Lars Christiansen


Ailier droit
Florian Kehrmann

Pivot
Frank Loke







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Lundi 28 janvier 2008

Forcément content de décrocher le bronze européen avec ses camarades de l'équipe de France, dimanche à Lillehammer (Norvège) face à l'Allemagne (36-26), Olivier Girault, le capitaine des Bleus, se projette déjà vers le prochain tournoi de qualification olympique de mai prochain à Bercy. Il s'est expliqué au micro de nos confrères de Sport +.


Olivier Girault, cette médaille de bronze fait du bien.
Oui. Les Allemands se sont retrouvés dans la même situation que nous l'an dernier, c'est-à-dire sortir d'un Championnat victorieux et ensuite connaître la défaite (Ndlr : lors des Mondiaux 2007, la France arrivait avec un titre de champion d'Europe 2006 en poche et avait échoué lors du match pour la 3eme place contre le Danemark après avoir perdu en demi-finale contre l'Allemagne). Pour se remobiliser, c'est difficile. Cette année, c'était leur tour. Nous, on savait déjà ce que c'était de finir au pied du podium et on ne voulait surtout pas que ça se réitère. Donc, même si c'était dur samedi après la défaite, on a trouvé la force de se remobiliser. On s'est parlé, on a regardé la vidéo, on a discuté, pour voir comment aborder ce match. On savait que c'était un match « à l'envie » et, aujourd'hui (dimanche), mes coéquipiers ont montré qu'ils avaient envie et qu'ils ne laissaient jamais tomber. C'est important pour la suite.


Ce n'est que la deuxième médaille continentale de l'histoire du hand masculin français, c'est important parce que l'Euro est la compétition la plus relevée…
Dès que l'on peut monter sur un podium, il faut le prendre parce que les occasions sont trop rares. On connaît les difficultés à traverser pour arriver sur un podium. Ça devient de plus en plus dur, les matchs sont très rapprochés… Huit matchs en dix jours, c'est hallucinant ; En tout cas, cette équipe ne galvaudera pas cette médaille, elle est importante.


Maintenant, place au tournoi de qualification olympique à Bercy en mai prochain…
Ca va être comme aller chercher une médaille d'or, déjà. Ce seront des matchs avec beaucoup de pression. Le petit avantage, c'est de jouer à la maison. On va jouer contre des adversaires féroces (Ndlr : Espagne, Norvège, Tunisie) qui auront autant envie que nous d'aller aux JO. On se prépare déjà parce qu'on a bien vu lors de ce Championnat d'Europe que tout n'a pas été parfait. Notre jeu a beaucoup changé. Il faudra essayer d'avoir une certaine constance pour que notre jeu se transforme peut-être pas en perfection - ce serait le rêve ultime - mais qu'il s'en approche au moins.
sport365

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Dimanche 27 janvier 2008
 

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© Sportissimo - Stéphane Pillaud



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Dimanche 27 janvier 2008
Croatie - Danemark
20-24

Grâce à sa victoire acquise dimanche contre la Croatie (24-20), le Danemark a été sacré champion d'Europe pour la première fois de son histoire. Après des médailles de bronze obtenues consécutivement en 2002, 2004 et 2006, les Danois sont donc enfin parvenus à franchir le cap. Et ils le doivent en grande partie à leur capitaine Lars Christiansen, à nouveau auteur dimanche de sept buts mais surtout élu meilleur ailier gauche du tournoi à pourtant 35 ans.

Avec ce succès, les Scandinaves obtiennent en plus leur qualification directe pour les Jeux Olympiques de Pékin. En qualité de champions d'Europe, ils rejoignent ainsi l'Allemagne, sacrée championne du monde en 2007.
lequipe.fr

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