La gare RER d’Auber à Paris s’est transformée, l’espace de trois jours, en un gigantesque terrain d’exposition destiné à promouvoir le handball féminin. L’occasion
pour le grand public de venir découvrir une discipline qui peine à se faire une place dans le cœur des Français malgré un palmarès plutôt flatteuur (Médaillées d'argent au Mondial danois en 1999,
médaillées d'or au championnat du monde croate en 2003) surtout lorsque cette dernière est conjuguée au féminin. Ateliers, séance de dédicace et surtout présentation du nouveau maillot,
l’événement connaît un succès honorable.
Ultime répétition à Coubertin…
Avant son grand départ en Chine pour y disputer le championnat du Monde du 5 au 20 décembre prochain, Olivier Krumbholz a fait une brève escale dans les passages souterrains parisiens avant
d’emmener ses protégées au Tournoi International de Paris Ile-de-France pour une dernière répétition grandeur nature. Un plateau bien garni attend d’ailleurs les Bleues. Elles y retrouveront
entre autres : le Monténégro, pays qui selon le technicien français «dominera le hand féminin d’ici deux à trois ans», le Brésil, en «constante progression» ainsi que le
Portugal. L’occasion pour l’entraîneur français d’apporter les dernières retouches à un groupe rajeuni avant d’affronter les toutes meilleures nations au monde. A cet effet, il reconnaît que
l’insouciance du groupe et la moyenne d’âge relativement basse pourraient constituer une arme redoutable en Asie : «J’ai envie de faire grandir cette équipe qui a un énorme potentiel. Pour
autant, il ne sert à rien de se mettre la pression en fixant de grands objectifs à atteindre». Après plus de douze ans passés à la tête de ces dames, Olivier Krumbholz rêve toujours d'aller
plus, tout en ayant les pieds sur terre.
…avec un nouveau maillot
Les copines à la ravissante Julie Goiorani, forfait pour la compétition en raison d'une opération sur son genou subie en avril dernier, n’iront pas en Chine les valises vides. En guise de cadeau,
le cinq national arborera un tout nouveau maillot. Elaboré conjointement par l’égérie de la marque française, Adidas, et les joueuses en question, ce nouveau maillot se détache de l’ancien en
trois points importants. En terme de design tout d’abord. L’équipementier sportif a en effet donné une touche patriotique nettement plus prononcée en y incorporant à trois reprises le drapeau
tricolore. De quoi transmettre l’amour du pays sur le sol chinois durant le Mondial. Arrive ensuite la coupe, élément essentiel aux yeux des handballeuses tricolores. Beaucoup plus cintré et
collé au corps, la nouvelle tunique permettra aux joueuses de se faufiler face aux adversaires sans risquer de se faire agripper astucieusement par ces dernières. Enfin, la matière. La marque aux
trois bandes a mis un point d’honneur a proposé la meilleure matière possible en y incorporant notamment des aérations dûment réfléchies conçues pour évacuer rapidement la transpiration. Belles,
bien équipées, talentueuses : tous les éléments sont là pour régner en maîtresse à Pekin.
Sport24
Olivier Krumbholz a délivré la liste des 18 joueuses qui participeront à la fin de la préparation au Mondial (5 au 20 décembre en Chine) et au TIPIFF (20, 21 et 22 novembre).
L'équipe de France féminine de handball rentre dans la dernière ligne droite de sa préparation pour le Mondial de décembre 2009 (5 au 20 décembre) dès le 18 novembre prochain. Après la réputée World Cup de septembre dernier où la France avait accumulé trois défaites, les tricolores s'étaient rassurées en obtenant deux belles victoires, certes, face à des équipes un peu moins expérimentées, l'Islande et la Grande-Bretagne, lors de leurs deux premiers matches de qualification pour l'Euro 2010 mi-octobre. Les quelques jours de préparation fin novembre et début décembre seront donc déterminants pour Olivier Krumbholz et ses joueuses afin d'arriver au meilleur de leur forme pour un tour préliminaire au Mondial qui s'annonce difficile.Après une World Cup terminée sur trois défaites en trois matchs, Hand7 a recontré le sélectionneur des bleues :
Hand7 : Quel bilan tirez-vous de cette World Cup ?
Olivier Krumbholz : Le bilan comptable n’est pas bon. C’est une certitude. Je crois qu’il faut prendre ces résultats comme une véritable alerte. Maintenant, toutes les joueuses n’étaient pas dans les meilleures conditions. Le collectif était amoindri. Ce que je reproche aux filles, c’est leur manque de niaque. Car même s’il s’agissait d’un tournoi préparatif, la World Cup est une compétition prestigieuse et il faut apprendre à gagner. Les filles n’étaient pas au niveau, à leur niveau, et il va falloir qu’elles travaillent individuellement pour les qualifications à l’Euro 2010.
Hand7 : Y a-t-il des points positifs à retenir ?
Olivier Krumbholz : Bien sûr. Tout n’a pas été noir ! Loin de là. Des joueuses ont tout de même progressé. Je pense particulièrement aux jeunes. On a vu
parfois de belles séquences de jeu, mais un manque de régularité. D’ailleurs, sur les trois rencontres, nous cédons dans le Money Time.
Hand7 : Est-ce inquiétant à deux mois des mondiaux ?
Olivier Krumbholz : Je vous le répète, on doit se servir de la World Cup comme une alerte. Maintenant, que le coach soit inquiet ou pas n’a pas d’importance. Il faut trouver des solutions pour aider les joueuses. Qu’elles soient dans les meilleures conditions possibles et bien physiquement. Maintenant, il est vrai que si nous arrivons au mondial de la même manière qu’à la World Cup, ce sera mission impossible…
Hand7 : Peut-on imaginer quelques changements dans le collectif avant d’affronter l’Islande, match qualificatif pour l’Euro 2010 ?
Olivier Krumbholz : A priori les forces vives du handball français étaient présentes au Danemark… Et ce n’est pas parce que l’équipe vient de louper quelques matchs que nous allons tout changer. Sinon, nous n’en finirions plus… Et puis en termes de résultats officiels, nous restons sur une médaille d’Or aux Jeux Méditerranéens et une qualification pour le mondial face à la Croatie !
Hand7 : Pouvez-vous nous présenter cette formation islandaise ?
Olivier Krumbholz : Je ne la connais que très peu. En tout cas, c’est une équipe que je n’ai jamais croisée depuis que je suis entraîneur. On la voit peu, car elle n’est pas souvent invitée sur les tournois. Et du coup, elle ne fait pas de grandes compétitions… ce que je sais, c’est qu’elle est loin d’être ridicule. Qu’elle n’est pas facile à manœuvrer. Et qu’il faudra rester vigilant.
Quelle finale ! Au terme d’une rencontre très disputée, la Roumanie s’est imposée 28-27 face à la Norvège. Et remporte ainsi la World Cup à Aarhus, au Danemark. L'Allemagne l'a emporté 36-34 face au Danemark, pays hôte, et décroche la médaille de bronze.
Hand7
Classement :
1) Roumanie
2) Norvège
3) Allemagne
4) Danemark
Paule Baudouin : « Il faut retrouver ce qu’on avait à Pescara aux Jeux Méditerranéens avec à peu près le même groupe. On a joué des équipes qu’on pouvait battre. Mais on a manqué d’enthousiasme et d’agressivité, et puis on a eu pas mal de blessées et peu de rotations. J’ai l’impression que beaucoup d’entre nous ont joué avec de la peur et un manque de confiance. La peur nous faisait avancer à Pescara, alors que là, elle nous fait perdre notre handball. Pourtant, en dehors du terrain, ça va bien, on se parle bien dans nos réunions. C’est une bonne mise en garde. »
Allison Pineau : « Je ne m’attendais pas à ça. Je pensais qu’on aurait un sursaut d’orgueil sur le dernier match, mais non… L’âme du groupe est bien là, mais sur le terrain on est fragile. Personne n’est encore dans sa meilleure forme, moi non plus d’ailleurs, et ça rejaillit sur le collectif. Il faut peut-être digérer la préparation estivale. Mais cela ne m’inquiète pas plus que cela en vue du Mondial. Au contraire, j’ai bon espoir qu’on arrive là-bas à bloc et qu’on rentre très fort dans la compétition. »
Handline
Avec trois défaites en trois matchs, les Bleues n'ont pas brillé comme ce fût le cas l'an passé lors de la prestigieuse World Cup, au Danemark. Même si la préparation pour le Mondial ne fait que commencer, les joueuses d’Olivier Krumbholz devront rapidement retrouver de la solidité et de la sérénité, ce qui leur a le plus manqué cette semaine.
L’été fût beau, l’automne sera plus difficile… On avait laissé les Bleues sur une prestation de haute volée qui les avait qualifiées pour le Mondial aux dépens de
la Croatie, et sur une victoire finale aux Jeux Méditerranéens. Tout allait pour le mieux, un groupe était né, dans la difficulté que représentait l’obstacle croate. Bien sûr, tout cela ne s’est
pas effondré cette semaine. Mais les Françaises ne sont pas parvenues à confirmer les promesses de l’été, dans un contexte plutôt relevé.
La première rencontre face à la Norvège (24-29) n’a pas tenu ses promesses, les deux formations manquant véritablement de repères. La défaite face à l’Allemagne mercredi fut déjà plus encourageante, même si le score final (21-27) reflète mal la physionomie de la rencontre. Les Françaises ont tenu tête aux Allemandes pendant trois quarts d’heure, avant de céder par manque d’expérience, malgré une très belle prestation de la jeune havraise Claudine Mendy pour sa quatrième sélection. Eliminées après les deux premiers matchs, les Bleues ont terminé leur compétition par une contre-performance face à une Hongrie pourtant diminuée et largement à sa portée (16-24). Ce fut là la moins bonne prestation des Bleues en cette année 2009, principalement en raison de la faiblesse au niveau du tir, et du manque d’organisation et de continuité en attaque placée.
Pas en forme
Le bilan négatif doit sans doute être relativisé par les pépins physiques accumulés cette semaine. Victime d’une entorse de la cheville le week-end dernier, Siraba Dembélé a dû déclarer forfait à
la dernière minute. La capitaine Raphaëlle Tervel n’aura joué qu’une mi-temps, touchée au mollet droit contre la Norvège. Mariama Signaté a été ménagée. Enfin, les absences de Nina Kanto et
Maakan Tounkara, même s’il faudra s’en accommoder toute la saison, ont pesé lourd, notamment en défense. Mais la performance individuelle des joueuses françaises n’a pas non plus comblé les
attentes. Beaucoup ont affiché une méforme certaine, pour des raisons différentes. Et c’est peut-être ce qui peut donner de l’espoir pour la suite de la préparation au Mondial chinois. Car on
peut penser que lorsque les joueuses d’Olivier Krumbholz auront chacune retrouvé leur niveau de jeu, le collectif s’en ressentira forcément.
Dans ce contexte, le sélectionneur français estime peu probable que l’équipe de France affronte ce week-end d’autres équipes éliminées de cette World Cup, comme cela avait été pensé initialement
en cas de non-qualification pour les demi-finales. « Le groupe est trop handicapé par les pépins physiques, je ne pense pas que ce soit lui rendre service que d’affronter des équipes
bien plus solides que nous en ce moment », explique-t-il. Les Françaises resteront donc à Aarhus jusqu’à lundi, mais a priori seulement pour travailler à l’entraînement. Du travail, il
en faudra d’ici le Mondial. Car sur ce qu’on a vu des futurs adversaires de la France au premier tour, le niveau affiché était supérieur à celui des Bleues, que ce soit l’Allemagne, le Danemark
ou la Suède qui s’affirment de plus en plus.
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